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L'art d'alchimiser Sa vie

Se servir des expériences apportées par la vie pour grandir intérieurement et déployer sa conscience n’est pas forcément facile à faire de prime abord. Déjà, il faut capter qu’il y a un défi à relever et écouter ce qu’il a à nous dire. Or parfois ce défi est très subtil, ne fait pas beaucoup de bruit. Tendre l’oreille et apprendre à le reconnaître prend du temps, surtout si on a l’habitude de se prendre des claques tonitruantes dans la figure… (maladies, burn out…). Or la grande nouvelle c’est qu’on peut grandir en douceur et dans la jouissance, si si ! Certes il peut y avoir de l’inconfort mais ça reste gérable, d’ailleurs il ne nous arrive que ce qu’on peut résoudre ;-)

Je partage cette expérience pour vous montrer quelle forme une initiation peut prendre. Et pas besoin de sacrifice, hein ;-)

Donc déjà, c’était entre l’ascension et la pentecôte, je le précise car je ne suis pas religieuse mais ces fêtes reposent sur des portails énergétiques puissants et c’est dommage de ne pas les utiliser. D’ailleurs, celles et ceux qui ont du ressenti énergétique le palpe très bien.

Déjà, le thème de l’alchimie n’arrêtait pas de revenir et notamment la figure du dragon. On rentrait du sud de la France et il s’est avéré que j’ai dû conduire plus que prévu car Victor, mon chéri, a dû gérer des problèmes au boulot et devait être sur son ordinateur. Il faut savoir que j’ai très peur de conduire sous la pluie et du manque de visibilité, j’ai fait un aquaplaning il y a une dizaine d’années et j’ai été traumatisée par la sensation de perte de contrôle du véhicule. En plus je suis hyperkinesthésique donc ça renforce mes impressions. Bref, je prends le volant et alors qu’il faisait un grand soleil 5 minutes avant, des trombes d’eau commence à tomber. Je me crispe, j’ai le pied qui tremble sur la pédale (ah oui j’ai oublié de dire qu’à ce moment-là je suis à 7 mois de grossesse et que j’ai de gros problèmes de concentration, ahah, ça n’aide pas trop). Je dis à Victor que je ne peux pas conduire, on s’arrête et il prend le volant. 10 minutes plus tard, grand soleil à nouveau donc je lui propose de conduire. 10 minutes plus tard énorme averse. On échange à nouveau et ça se calme. Je comprends que j’ai quelque chose à dépasser et que, enceinte ou pas, il va falloir que je le fasse maintenant, parce que si je n’écoute pas, le défi va revenir en plus costaud. Je prends mon courage et mon volant à deux mains et je me dis « m’en fous, je roule à 80 s’il le faut mais je tiens bon ». J’ai dû passer 20 bonnes minutes sous la pluie, à transpirer à grosse gouttes et à respirer à travers ma peur, hyerconcentrée, et à un moment donné tout mon corps s’est détendu (notamment la mâchoire) et je me suis sentie portée par une énergie de soutien et j’ai pu faire mon passage (pas sage ;-)). Le soleil est revenu peu de temps après et j’ai senti ma structure bouger et remettre en place ce qui ne l’était pas, comme si on mettait de l’huile dans les rouages d’une vieille horloge. Une clé s’est activée, je ne sais pas laquelle et j’avoue que je m’en fiche un peu car mon ressenti me suffit, je sens juste que c’est ok (comme en séance avec mes client(e)s), je n’ai pas besoin de preuve pour savoir qu’il s’est passé quelque chose)… Et là je dépasse une caravane blanche avec une porte au bout (le lendemain j’en verrai une rouge, pour ceux qui connaissent un peu l’alchimie) et j’éclate de rire, un rire particulier que j’adore qui est celui de la compréhension immédiate. "Everything in its right place".

Bref, tout ça pour vous dire que remettre à plus tard les défis inconfortables ne fait qu’augmenter leur niveau de difficulté, donc si vous captez que s’en est un, allez-y, plongez dans l’expérience.


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