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L’art d’être… vraiment… fatigué(e)

Mon premier pas en tant que « thérapeute émotionnelle » remonte à 2016. Je n’avais pas encore conscience, à cette époque, de ma capacité à désamorcer les conflits intérieurs des gens et à les aider à sortir des boucles émotionnelles dans lesquelles ils étaient coincés.

J’étais à Bali, en formation de yoga thérapeutique et chamanique et une de mes « camarades », avec qui je m’entendais très bien, vient me voir en pleurant et en me disant à quel point elle est fatiguée. Sans le vouloir je me suis connectée à son système émotionnel et j’ai senti que c’était décalé, je lui ai dit « tu es sûre que tu n’es pas juste en colère ? » Et là, surprise, elle s’arrête de pleurer d’un coup et sort de sa boucle « colère = fatigue » car dans sa croyance c’était beaucoup plus acceptable d’être épuisée que de ressentir de la colère, et encore moins de l'exprimer. A cette époque je ne savais pas remonter à la source du problème et dénouer ce qui était coincé comme aujourd’hui mais le peu que j’ai fait l’a aidé à récupérer l’énergie qu’elle perdait dans cette croyance et dans le fait de se voiler la face sur son manque émotionnel. Le lendemain elle avait un regard pétillant et sa voix qui ressemblait à un coassement de grenouille (selon ses dires) s’est débloquée au cours de chant suivant. C’était magnifique de la voir et de l’entendre s’épanouir !


La maternité me refait visiter cette fatigue physique que j’avais oubliée et qui restaient assez rares depuis mes jobs d’étudiante dans la restauration. Et bien sûr, à la fatigue physique s’ajoute cette fatigue émotionnelle qu’il faut absolument traiter (je dirais au moins une fois/semaine) et qui me rappelle ces nettoyages énergétiques que j’ai vécu en Inde et à Bali. Quand on est maman, sortir les « poubelles émotionnelles », c’est juste primordial si on veut garder un équilibre intérieur et ne pas uniquement vivre à travers les besoins de son bébé. Plein de fois je me suis sentie perdre pied face à autant de demande d’attention, de soin, face à autant de responsabilité. Et à chaque fois ma capacité à me recentrer m’a accompagnée, je suis reconnaissante d’avoir fait ce travail sur moi car ça m’aide énormément dans cette étape de vie et je souhaite à toutes ces jeunes mamans de trouver cet appui intérieur. Bien sûr le fait d'être deux et d'avoir un appui extérieur joue énormément, encore faut-il savoir demander de l'aide ;-)



Il y a plein de façons différentes de se recentrer, de sortir ces fameuses poubelles qui contiennent ce qu’on ne peut pas digérer et qui peuvent se transformer en culpabilité ou en rancune persistante. D’ailleurs je donne régulièrement des outils lors de mes séances d’accompagnement et les personnes sont souvent étonnées par leur simplicité. En énergétique, c’est simple : plus c’est compliqué moins ça marche ;-)


En conclusion, les occidentaux oublient qu’ils ont un système émotionnel qui les font vivre et les guide dans leurs décisions. D’ailleurs, plus les personnes sont sensibles à la base plus la potentialité pour qu’elles fuient leur sensibilité en s’enfermant dans leur tour d’ivoire est grande. L’anesthésie qui en découle appauvrit les relations, donne une sensation d’insatisfaction chronique et/ou une fuite vers le « haut » (le fait de se percher pour ne pas ressentir). Ca fait bientôt deux ans que j’accompagne ces systèmes émotionnels en souffrance et à chaque séance je me rends compte de la richesse de toutes ces failles qui ne demandent qu’à être écoutées et qui cachent de si beaux potentiels !


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