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Contempler le chemin parcouru...

Quand j'ai commencé mes séances d'accompagnement, fin 2019, j'étais super nulle ! Enfin, pas nulle mais scolaire et en ayant très peur de déclencher une tempête émotionnelle chez la personne sur laquelle je travaillais. Pourquoi ? Parce que, quand je me connecte au fonctionnement de mon/ma client(e) je décèle tous ses micro-stress (et il y en a beaucoup !) et à ce moment-là je n'arrivais pas encore à mettre le détachement nécessaire et à faire le tri dans mon ressenti. Je me sentais investie d'une telle responsabilité que je faisais bouger un peu mais pas trop, par peur de trop destabiliser. Or mon énergie personnelle est justement une énergie de mouvement, de bousculade et de destabilisation. C'est comme si je m'enlevais la moitié de ma puissance en ne l'écoutant pas et en ne l'exprimant pas suffisamment. J'étais encore professeur de yoga et donc attachée aussi à cette image de "dealeuse de bonheur", rigolote mais qui ne fait pas trop de vague quand même.

Durant toute l'année 2020, j'ai travaillé sur la peur de cette énergie chaotique et cette capacité à faire bouger un fonctionnement profond par la parole. Tous les mois, je travaillais une facette de ce noeud structurel qui reposait sur la confusion inconsciente entre le message et le messager, c'est-à-dire de me faire couper la tête si j'annonçais quelque chose qui ne plaisait pas à mon interlocuteur(trice). Je rappelle que par définition l'inconscient est... inconscient ! Il est irrationnel et personne n'y a accès par soi-même.

Donc mes séances étaient basiques et consensuelles à souhait et puis j'ai eu mon déclic en janvier 2021 où j'ai commencé à me servir de cette énergie (qu'une de mes copines appelle le SWAT : précise, efficace et parfois tranchante mais toujours avec une intention d'évolution pour l'autre).

Là où j'avais peur de blesser c'était là où je devais faire mouche ! Après tellement de doutes, j'avais enfin accepté mon talent.

Bref, tout ça pour dire que j'ai énormément travaillé sur moi cette année-là et que s'arrêter de temps en temps pour contempler ces efforts et ce chemin parcouru, avant de reprendre la marche, est indispensable. Pas pour se jeter des fleurs mais pour reprendre confiance en sa capacité à se remettre en question et en la dimension temporelle que ça implique.

Je dédie ce texte aux personnes que j'accompagne en ce moment et qui ont l'impression de faire du sur place. Je sais que ça peut paraître rageant mais si ça prend du temps c'est que ça en a besoin pour bouger, tout simplement !


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